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Compatibilité des optiques Soviétiques

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Compatibilité des optiques Soviétiques
sur les boîtiers LTM 39 « capitalistes »

Article actualisé le 06 09 2010

Après avoir passé pas mal de temps avec des moyens assez modestes (un pieds à coulisse, un comparateur, un dépoli et quelques pellicules) à vérifier ce qu’affirme Dante Stella dans son article très détaillé. Au sujet des objectifs Russes en 39mm télémétrique pour Fed et Zorki on peut lire un peu partout qu'ils sont totalement compatibles LTM (Leica Thread Mounts) ce qui n'est pas entièrement vrai.
C'est d'ailleurs ce qui m'a poussé à faire un petit topo sur le sujet.

Si les objectifs et boîtiers Russes ont été normalisés après guerre, ce qui permets d’utiliser un J3, ou un J 9 sur pas mal de boîtiers Russes différents Zorki, Fed etc... d’après guerre. (à condition que les boîtiers respectent plus ou moins les 28,8mm objectif-film et que les objectifs soient un minimum calés.)

Cette normalisation ne signifie pas pour autant que ces optiques soient totalement compatibles avec les vrais LTM (Leica, Canon, Voigtlander etc…) bien que la monture 39mm des Jupiters et autre… soit identique, ce ne sont pas de purs LTM car hélicoïdal commandant la came du télémètre est différente des optiques LEICA (LTM 39)
et Pour citer un amateur de matériel soviétique avec qui j’ai correspondu à ce sujet :
« La confusion peut être due au fait que ZEISS IKON a du spécialement développer et produire des objectifs pour LEICA son ennemi (LTM 39) pour l’effort de guerre.
Ils sont rares, très coûteux et recherchés par les collectionneurs.

Un autre facteur vient encore ajouter de de la confusion :

La différence de débatement de la came de télémètre venant induire une erreur de mise au point sur les Leica et compatibles non Russes n'est pas perceptible avec toutes les focales.

En effet, les grands angulaires 20mm Russar, 28mm Orion et même les 35mm Jupiter 12
ne posent pour ainsi dire pas de problèmes.
Sur un grand nombre de Jupiter 8 (50mm f:2) l'erreur n'est pratiquement pas perceptible à l'usage
et même en distance rapprochée, mais il faut noter à ce sujet qu'il existe des différences de focales
entre différents modèles d'un même objectif (un Jupiter 8 pourra par exemple avoir une focale de 51,8mm et un autre 52,4mm par exemple)

Comprendre le problème :
Le débattement de la came de télémètre entre 1m et l’infini est de l’ordre de 3mm, quelque soit la focale, alors que le bloc optique se déplace de seulement 5mm pour un objectif de 21mm et de 100mm pour une focale de 90mm.
Dante Stella compare différents types d’hélicoïdes : simples, doubles, avec ou sans came, permettant de convertir le mouvement du bloc optique (très différent d’une focales à l’autre), vers un déplacement normalisé de la came du télémètre.
Le débattement de La rampe hélicoïdale qui aurait servi d’étalon aux Russes est celle des Contax (rebaptisés Kiev) basée sur le déplacement naturel d’un objectif de 52,3mm (contre 51,6mm pour le Leica)
et plutôt que de concevoir une nouvelle rampe de mise au point coûteuse pour les Fed et Zorki, il a été plus facile d’adapter les télémètres de ces derniers. (la compatibilité avec les boîtiers capitalistes n’étant pas la préoccupation des soviétiques de l’après guerre)

J’ai noté en effet qu’il y avait en moyenne une différence de débattement de 0,15mm (au niveau de la commande du télémètre) pour une distance de 1m à l’infini entre les optiques Leitz, Voigtlander et les optiques Russes Jupiter.
La valeur du débattement sera d’environ 2,90 - 2,95 pour les optiques Leica (ou compatibles) et de 3,05mm pour les Jupiter, le débattement des optiques Russes étant plus grand, cela confirme ce qu’affirme Dante Stella au sujet des 52,3mm de focale des Contax contre 51,6mm pour le Leica.

Vérification avec dépoli :

>Je prends mon J9 et je le monte sur mon Zorki 3M, le télémètre m’indique l’infini pile sur l’infini de l’objectif, pleine ouverture, je vérifie avec mon dépoli de muni de micro-prismes (légèrement meulé pour l’occasion afin qu’il se loge entre les glissières du boîtier) bien en appui sur les glissières intérieures du néga : L’infini est net
>Je fais à présent la même chose à 1m20 : même chose, la mise au point indiquée par le télémètre est bonne quand je la vérifie au dépoli. (prévoir une grosse loupe ou bien un 50mm à grosse ouverture) : la mise au point est nette encore une fois.

Je peux répéter ces opérations avec d’autres optiques même avec un Jupiter11 (135mm) et les résultats sont identiques.

Maintenant, je reprends le J9 que je monte sur mon Canon 7, ou mon Bessa R3A équipé d’une bague Voigtlander 39mm :

  • L’infini est bon au télémètre ainsi qu’au dépoli.

  • Par contre en mise au point rapprochée, l’indication du télémètre est fausse

Le télémètre m’indiquera par exemple 1m30 (ou plus) alors que la mise au point réelle vérifiée au dépoli sera à 1m15

La même opération avec mon 90mm Télé Elmarit monté sur le Bessa ou un Leica M2 donnera de bons résultats à l’infini comme à 1m30.

Dante Stella conclut son article de manière pessimiste en conseillant de n’utiliser les optiques Russes télémétriques qu’avec des boîtiers Russes pour lesquelles elles sont conçues…
Mais tout n’est pas perdu… (sauf pour le 135mm)


Dans la pratique, une solution empirique et facilement réversible…

Il serait dommage de se priver de si bonnes optiques (sauf quand elles ont été massacrées par des démontages hasardeux) et la tentation est grande de vouloir les monter sur des boîtiers possédant de grands viseurs à cadres lumineux, correction de parallaxe et cellule intégrée…

La plus part de utilisateurs de Zorki, Fed et Kiev obtiennent d’excellents résultats avec ces optiques (pour peu quelles soient en bon état et montées sur un boîtier calibré)

Par contre chez les Leicaistes, ces optiques sont souvent dénigrées pour ne pas dire méprisées, la première raison est parfois un rejet primaire envers tout ce qui n’est pas siglé Leitz, mais la principale raison de cette mauvaise réputation s’appuie souvent sur une expérience fort décevante en particulier des Jupiter 3 et Jupiter 9 montés sur de boîtiers Leica M ou TLM 39.

Au début j’ai utilisé un Canon 7 dont le télémètre avait été ajusté (déréglé) spécialement pour les optiques Russes avec l’inconvénient de ne pouvoir utiliser que des optiques Russes.
Et quand j’ai eu mon Bessa R3A équipé d’une bague 39mm et pour lequel je comptais utiliser aussi un 40mm Nokton et un 90mm Télé Elmarit.
J’ai vite constaté que le Jupiter 3 et le J9, à moins d’oublier le télémètre et de n’utiliser que l’hyperfocale, étaient inutilisables tels quel, avec une mise au point au télémètre systématiquement en arrière plan du sujet surtout en faible distance et à pleine ouverture.

La solution pour pouvoir utiliser ces optiques parfois excellentes, consiste à caler la bague de télémètre de l’objectif sur une distance d'usage : 2,5M étant un bon compromis, plutôt que sur l’infini. (donc déplacer le problème là ou il sera le moins gênant…)
L’infini pouvant être réglé aisément sans télémètre et l’ouverture maxi d’un objectif étant plutôt nécessaire en intérieur et pour de faibles distances.

Il existe deux méthodes pour caler l'objectif pour un Leica, Canon ou Voigtländer :

La méthode la plus courante consiste à dévisser le bloc optique et rajouter une ou des cales
découpées au compas à découpe dans du film 120, on vérifie le résultat au dépoli pour une distance d'usage (2,5M étant un bon compromis) le petit inconvénient de cette méthode, c'est qu'on dérêgle par la même occasion les distances marquées sur la bague des distances, ce qui fait que l'infini sera  légèrement faux au télémètre comme à l'infini gravé sur la bague de mise au point, ainsi que toutes les autres distances.

L'autre méthode que je vais décrire ici, consiste à partir d'un objectif calé sur l'infini pour un boîtier Soviétique ou un Leica, car quand la distance des 28,8mm film /objectif est respectée il n'y a pas
de différences à l'infini entre un Russe ou un Leica (et Canon, Voigtländer).

Cette solution de calage se fera par l'ajout d'une cale de métal collée à l'Epoxy au niveau de la bague de commande du télémètre de l'objectif.



Une opération sans démontage :

Ustensiles :

  • un dépoli à récupérer sur un vieux réflex en panne et meuler de manière à le placer verticalement entre les guides films du boîtier. (micro-prismes ou stigmomètre bienvenu)

  • Une loupe à très fort grossissement ou bien un objectif 50mm 1,4 ou 1,8

  • Un jeu de cales d’épaisseur de mécano, une pâte de cuivre prélevée sur une pile…

  • Un pieds à coulisse ou un palmer pour déterminer l’épaisseur du métal à découper.

N’étant ni horloger ou professionnel de l’optique, je ne tenais pas à démonter ces objectifs parfaitement calés pour des boîtiers Russes.

La modif est très discrète et consiste à venir coller une petite cale de métal courbée d’environ 1,5cm De long sur 1.5mm de large sur la bague de commande du télémètre de l’objectif, dans l’axe du repère de mise au point et de la came de télémètre du boîtier. (Voir photo 2)

Après avoir déterminé l’épaisseur de la cale à réaliser avec les cales de mécano courbée pour l’occasion et placée entre l’objectif et la came du télémètre (voir photo1)

J’ai commencé par le Jupiter 3 et j’ai utilisé du cuivre récupéré sur une pile usagée de 4,5V
(faisant de mémoire 0,20mm …) et découpé aux ciseaux à la courbure de la bague de l’objectif (pas super facile)
Il faut ensuite bien aplatir le métal après la découpe, passer un peu de papier de verre à carrosserie puis dégraisser à l’essence C les surfaces à coller de manière à avoir un bon accrochage.

Très peu d’Arraldite rapide déposée avec un petit tournevis suffit pour réaliser le collage
Une fois le collage terminé, on peut monter l’objectif sur le boîtier et regarder ce que ça donne avec le dépoli pour une distance d’environ 1m20 (à présent je cale ces optiques sur 2,5M, cequi constitue une distance d'usage et un meilleur compromis par rapport à mon utilisation)  :
L’appareil doit être sur pied, en pose T (ou avec un déclencheur bloqué) et on doit viser une page blanche avec des écritures, des détails bien contrastées (j’ai utilisé la couverture d’une publication avec des gravures sur bois assez fines) le tout doit être bien éclairé.
Si l’indication du télémètre se trouve trop prêt de’1mètre par rapport à ce qu’indique le dépoli (ce qui est souhaitable dans un premier temps), il faut alors réduire la cale, mais si l’indication du télémètre se dirige vers l’infini par rapport au dépoli, la cale est trop fine et il faut tout recommencer.

Comment réduire et ajuster la cale sans détériorer l’objectif :
Après collage de la cale, il faut rectifier celle-ci, afin d’avoir la bonne épaisseur et obtenir une portée nette (la colle a pu amener une sur épaisseur irrégulière).
Comme il n’est pas question de meuler, même avec de petits outils genre Dremel, qui iraient mettre de la limaille et des poussières dans l'hélicoïde de l'objectif, j’ai donc utilisé du papier abrasif à carrosserie (du 600 je crois..) placé sur un support bien plat et à peine humidifié avec quelques gouttes d’eau déposée avec le doigt,
il ne reste ensuite plus qu’a l’utiliser comme une pierre à huile.
On rectifie donc soigneusement la cale collée sur l’objectif avec quelques va et viens tout en gardant l’objectif le plus plan possible
(on peut protéger la partie opposée à la cale avec du Scotch pour éviter d’atteindre l’alu de la bague de télémètre de l’objectif)
Il faut vérifier régulièrement le résultat au dépoli et s’arrêter de rectifier quand le télémètre et le dépoli donnent la même distance (pour environ 1m10 )

Pour le Jupiter 9, j’ai du m’y reprendre à 3 fois et j’ai finalement opté pour une cale de 0,15 découpée dans une cale de mécano de 0,15… (qui se tortille moins que le cuivre lors de la découpe)
Lors du décollage de la cale, j’ai pu constater qu’elle tenait bien, il n’y a donc aucun risque qu’elle aille se décoller pour atterrir dans le rideau du boîtier, cependant ce n’est pas difficile à décoller si besoin, délicatement avec une lame de cuiter. (l’Arraldite gardant une certaine souplesse)

Les objectifs Soviétiques :

Russar 20mm f5,6 copie de Zeiss Topgon.
Je n'ai pas essayé cette optique qui se négocie à un prix assez élevé et j'ai préféré opter pour un excellent 21mm Avenon ouvrant à 2,8 plutôt que f5,6.
Le Russar et l'Orion sont des optiques ayant un rendu asssez typé. Le Russar a très bonne réputation mais il est malheureusement handicapé par une ouverture assez limitée.

Orion 28mm f6  de 1964 fabriqué par Zomz, copie de zeiss Topgon.
Cette optique ne nécessite aucun calage particulier pour être montée sur un boîtier LTM non Soviétique. C'est une très bonne optique avec un rendu assez typé, le vignettage est assez prononcé à f6 et disparaît à  partir de f8.
Un objectif extrêmement compact malheureusement handicapé par une ouverture très limitée.

Jupiter 12, 35 mm f 2,8 de 1991 fabriqué par LZOS, copie du Carl Zeiss Biogon .
Un modèle noir  dans un état quasi neuf.
La seule optique à avoir un petit décalage de la bague de télémètre, ça tombe bien car c’est dans le bon sens et le télémètre m’indique environ 20m pour l’infini (donc parfaitement calé pour 1m) sur les boîtiers non Russes
De toute façon la modification est impossible sur ce modèle car la bague de l’hélicoïde en contact avec la came du télémètre tourne comme sur les optiques Leica.
Vu la focale et l’ouverture maxi, il n’y a de toutes façon aucun risque, la profondeur de champs même à pleine ouverture rattrape sans problèmes ce petit décalage.

Jupiter 3, 50 mm f:1,5 de 1951 fabriqué par KMZ, copie du Carl Zeiss Sonnar Dans un premier temps modifié avec la cale et calibré sur 1m10, le télémètre indique l’infini sur 20m,à
Même à 20m (pour l’infini) ou l’erreur est a son maximum, celle ci est « absorbée » par la profondeur de champ à partir de f :4,
A présent je préfère caler sur 2,5M plutôt qu' 1m10 voir l'article sur le calage d'un bloc Jupiter 3 neuf.
Cette optique ainsi modifiée est donc parfaitement exploitable sur un Leica, Bessa, ou Canon
avec une petite correction en dessous de 2m50.

Jupiter 8 de 1959 fabriqué par KMZ, copie du Carl Zeiss Sonnar 50 mm f :2.
Par rapport au Jupiter 3, cet objectif présente très peu de décalage entre l'indication du télémètre et ce que j'observe au dépoli. (mais ce n'est pas le cas de tous les Jupiter 8)
Cet objectif est donc utilisable tel quel et sans calage particulier même si la précision du télémètre est meilleure sur un boîtier Soviétique que sur un Leica ou compatible non Russe.

Jupiter 9 de 1958 fabriqué par KMZ, copie du Carl Zeiss Sonnar 85 mm f :2
Modifié avec une cale et calibré sur 1m50 (à présent je conseille plutôt un calage sur 2,5M) sur le Canon 7, le télémètre m’indique l’infini sur 20m aussi (je l’avais d’abord calé sur 1m20, mais dans ce cas là le télémètre m’indiquait 12m pour l’infini…)
Le décalage maximal à 20m pour l’infini est compensé à f :5,6
A 8 mètres à partir de f :4 etc…
Je réserve donc cet objectif pour le portrait et au-delà d’1m50 - 2m il vaut mieux commencer à diaphragmer au moins à f :4 puis a f :5,5 à partir de 6m ou bien corriger l’erreur qui commence inévitablement à s’accroître plus on avance vers l’infini, en pivotant la mise au point (d’environ 4-5mm vers l’infini pour 5m)…
L’utilisation de cet objectif sur un boîtier non Russe (même avec cale) est donc déconseillée
par exemple pour des photo de scène ou on aura besoin de la pleine ouverture à des distances allant de 3 à 8-10m…
Utilisable donc sur un Leica ou un Bessa, mais avec d'extrêmes précautions d’usage…
(Parfaitement utilisable sur un Zorki ou un Fed dans toutes les conditions, à condition de retirer la cale rajoutée pour les Leica et autres compatibles)

Jupiter 11 de 1958 fabriqué par KMZ, copie du Carl Zeiss Sonnar 135 mm f4.
Cet objectif est en parfait état comme les autres et il été entièrement révisé et calé par un spécialiste avant son achat.
Il est donc parfaitement calé à toutes les distances sur mon Zorki 3m ou pour le Zorki 4
Mais il est impossible de le rendre compatible avec un Leica, un Voigtlander ou un Canon.
Car la tolérance extrêmement réduite de la profondeur de champ rends impossible toute utilisation sur un boîtier non Russe. (même en collant une cale comme sur le J3 ou le J9)
Pour moi cet objectif est totalement incompatible avec un pur LTM non Russe.
(à moins de ne faire que du paysage et d’oublier le télémètre)

Pour conclure, les grand angles 20mm Russar, 28mm Orion et 35mm Jupiter 12, pour peu qu’ils soient en bon état, ne poseront pas de problèmes particuliers de compatibilité (attention au Jupiter 12, non rétrofocus avec sa forte proéminence qui rentre dans le boîtier, il ne passe pas dans les Bessa, les Leica CL et M5)

Les 50mm Jupiter 3 et 8 sont tout à fait utilisables sur les boîtiers capitalistes même à pleine ouverture, à condition de les caler sur une distance d'usage constituant un compromis.

Avec le Jupiter 9, ça commence à devenir délicat, car même calé sur une distance d'usage, il faudra l’utiliser avec quelques précautions (portrait ou paysage, mais éviter la photo de scène à pleine ouverture)

Quand au Jupiter 11, à réserver uniquement à un boîtier Fed ou Zorki,
De toutes façon, (à mon avis) un 135 sur un télémétrique, n’est pas vraiment idéal…


Jupiter 9 sans cale, à pleine ouverture, la MAP se trouve à l'arrière plan.


Jupiter 9 avec cale, à pleine ouverture.

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